• Un peu d'histoire

    à propos du char

    Char type Mark VI Tigre type E N° 23

    Présentation

    Char type Mark VI Tigre type E N° 231

    (2ème compagnie – 3ème groupe – 1er char)

     

    Le numéro de châssis du Char Tigre de Vimoutiers N° 251 113 précise son appartenance au II Panzer Korps

    S (SCHWER) ss - Panzer - Abteilung. 102

    (s.SS Pz.Abt 102) (bataillons de chars lourds )

    Longueur : 8,45 m Largeur : 3,73 m

    Hauteur : 2,93 m Masse : 57 000 kg

    Vitesse maximale : 38 km/h Autonomie : 200 km

    Armement principal : canon KwK 36 L/56 de 88 mm (qui n’est autre que le canon de 88 mm Flak 36 monté sur tourelle)

    Armement secondaire : trois mitrailleuses MG 34 ou MG 42 de 7,92 mm

    Moteur : Maybach HL 230 de 694 chevaux

    Consommation : 487 litres aux 100 kilomètres.

    Equipage : 5 personnes (1 chef de char, 1 pilote, 1 co-pilote et mitrailleur, 1 opérateur radio et chargeur)

    Blindage avant : 100 mm Blindage flancs : 80 mm

    La fabrication

    Le Tiger fut construit d’août 1942 à août 1944. 1 350 chars furent livré sur une commande de 1 376. La production maximale fut atteinte en avril 1944, avec un total de 104 Tiger. Mais le projet dépassa le poids, spécifié à 45 tonnes, de 11 tonnes. La caisse était divisée en quatre compartiments, les deux de têtes abritaient le pilote et le radio (qui servait aussi la mitrailleuse), au centre figurait le compartiment de combat, et le compartiment moteur à l’arrière. Le pilote était assis à gauche, il conduisait avec un volant qui agissait sur la direction à différentiel contrôlée par l’intermédiaire d’un système hydraulique. Les trappes de sortie de secours du pilote et de la radio étaient toutes deux pourvues d’épiscopes fixes, et les deux compartiments avant étaient séparés par la boîte de vitesse. Le radio/tireur avait une MG 34, la visée se faisait avec une lunette KZF.

     

    Le compartiment de combat central était séparé des compartiments avant et arrière par une traverse cintrée et une cloison pleine, le plancher du compartiment de combat pivotait avec la tourelle. La caisse et la tourelle étaient assez simples, les côtés et l’arrière étaient faits d’une seule plaque de 82 mm d’épaisseur, courbée en fer à cheval. L’avant était assemblé par deux barres rectangulaires de 100 mm, de plus le toit de la tourelle faisait 26 cm d’épaisseur. La tourelle était équipée de trois générateurs de fumigènes NbK 39 de 90 mm. Le Tiger était le premier char de combat allemand dont les galets s’entrecouvraient avec une disposition de galets à triple recouvrement et imbrication, et dont les disques d’acier munis de bandages pleins en caoutchouc.

     

    Deux types de chenilles étaient utilisés, l’une d’une largeur de 72,4 cm et l’autre de 52 cm. Le seul problème était que si la boue gelait dans les chenilles imbriquées, le char était paralysé. Mais dans les derniers modèles, des mesures limitaient le risque de gel. Le premier Tiger était équipé d’un Maybach V 12 de 21 litres de cylindrée, mais en 1943, un moteur plus puissant, le HL 230 P 45 de 24 litres, fut installé. Pour la guerre en Afrique, des filtres Feifel furent installés. De plus, le système de direction était perfectionné, du fait de la nature même de l’engin. Les premiers Tiger étaient très bien équipés pour le franchissement de gués jusqu’à 4 mètres de profondeur avec des Schnorkel, mais leur installation fut annulée par la suite du fait du coût très important et du besoin de simplifier la production. Une des innovations majeures était son mode de construction, privilégiant les plaques de blindage lourds, et une caisse entièrement faite de surfaces planes, le tout soudé. La superstructure frontale et arrière était d’un seul tenant.

     

    Le canon de 88, armement principal du Tigre, avait des caractéristiques semblables aux 88 AA Flak modèles 18 et 66. Une MG 34 coaxiale était aussi installée. Le canon avait une culasse semi-automatique, et des volants permettaient le déplacement de celui-ci. Il y eut plusieurs variantes du Tigre : une version de commandement, le PzBefWg Tiger Ausf. E SdKfz 267 et 268 (la seule différence tenait en l’équipement radio, plus fourni) et une version de remorquage, le Bergepanzer Tiger I Ausf. E (la transformation entraînait l’enlèvement de l’armement principal, et l’installation d’un treuil à l’arrière).

    Au combat

    Le baptême du feu du Tigre 1 eut lieu en août 1942, sur le front de Leningrad. 4 de ces imposants blindés furent incorporés à la 502 Panzer Abteilung et furent envoyés pour repousser une poussée de la seconde armée de choc soviétique. L'échec fut cuisant. Trois des quatre blindés restèrent sur le champ de bataille à cause de dommages mécaniques. Ils furent capturés par les Russes qui les exposèrent à Moscou comme trophées de guerre.
    Après ce premier échec, et une fois les premiers problèmes de jeunesse résolus, le Tigre fit redorer son blason. Attardons nous tout d'abord sur la répartition des Tigres I dans l'arme blindée allemande. Ceux-ci équipaient des unités blindées lourdes (compagnies et bataillons), appelées schwere Panzer Abteilung, abrégé en sPzAbt, à la fois dans la heer et dans la waffen SS. Les premières compagnies de Tigres comprenaient 9 de ces véhicules puis 14 vers le milieu de l'année 43. 1943 est aussi la date où les Tiger Abteilung (bataillons de tigres) furent créés à partir de bataillons blindés lourds déjà existants. Ceux-ci comportaient 45 Tigres et étaient numérotés (dans la Heer) de 501 à 510, alors que dans les waffen SS, ils étaient numérotés de 101 à 103. Ces bataillons de Tigres étaient souvent rattachés à une division blindée mais n'appartenaient à aucune formation cuirassée.
    En décembre 1942, la première compagnie de la 501ème schwere Panzer Abteilung fut envoyée en Afrique, plus spécialement en Tunisie, où la situation allemande était désespérée. Les Tigres se firent remarquer par leur puissance de feu et leur blindage résistant, mais ils n'évitèrent pas la reddition des armées de Rommel.

     

    Le Parcours du Tigre I

    • Sortie des usines à partir de mai 1942
    • Bataille de Leningrad en sept 1942
    • Bataille de Koursk en juillet 1943
    • Campagnes de Tunisie en Nov 1942 et d’Italie en juin 1943
    • Bataille de Normandie en juin 1944
    • Contre-attaque des Ardennes en déc 1944
    • Campagne d’Allemagne en sept 1945

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  • Le char à Vimoutiers

    Un modèle exceptionnel

    Le 21 août 1944, la poche de Falaise est fermée à Montormel, promontoire dominant Trun. S’achève ainsi l’encerclement de l’armée allemande, mettant un terme à la Bataille de Normandie.

     

    Une partie des troupes allemandes échappe à la pression des alliés et se replient en direction de la Seine. De nombreux effectifs allemands sont immobilisés dans la plaine de Caen. Quelques unités blindées venues de l’extérieur tenteront sans succès d’ouvrir une brèche dans l’encerclement. La 12ème Panzers division participe à cette contre-attaque. L’un de ses chars, un Tigre I, tombe en panne à la sortie de Vimoutiers sur la route de Gacé. Son équipage le saborde pour le rendre inutilisable.

    Repoussé par les bulldozers alliés dans le fossé pour dégager la route, le Tigre est abandonné pendant une trentaine d’années. Son canon, qui pointe à travers les taillis, signale sa présence jusqu’à ce jour de 1973 où la route est barrée. Des ferrailleurs devenus propriétaires du char procèdent à son démantèlement. Déjà la tourelle git sur la chaussée. Ce chantier est interrompu le jour même par un ancien combattant de la 2ème DB résidant dans les environs.

     

    Classé Monument Historique

     

    Racheté par la ville en 1975, le char est classé Monument Historique le 2 décembre de la même année, fait l’objet d’une restauration sommaire et est disposé dans sa configuration actuelle, dans la côte de Gacé, près d’une aire de pique-nique.

    Le Tigre I de Vimoutiers est l’un des deux derniers exemplaires répertoriés en France et l’un des six mondialement connus. Sa rareté, son histoire, sa puissance, sa conception innovante lui accordent une place de témoin historique et technique renommé dans le monde entier. Quotidiennement, des visiteurs s’arrêtent. Certains par hasard, d’autres volontairement jusqu’à organiser un déplacement spécial.

     

  • Fiche technique

    Quelques unes des principales caractéristiques du char Tigre 1

    • Weight : 54 tonnes (60 short tons)
    • Length : 6.316 m (20 ft 8.7 in), 8.45 m (27 ft 9 in) gun forward
    • Width : 3.56 m (11 ft 8 in)
    • Height : 3.0 m (9 ft 10 in)
    • Crew : 5
     
    • Armour : 25–120 mm (0.98–4.72 in)[3][4]
    • Main armament : 1× 8.8 cm KwK 36 L/56, 92 rounds
    • Secondary armament : 2× 7.92 mm MG 34, 4,500 rounds
    • Engine : Maybach HL230 P45 V-12, 700 PS (690 hp, 515 kW)
    • Power/weight : 13 PS/t (9.6 kW/t)
    • Suspension : torsion bar
    • Ground clearance : 0.47 m (1 ft 7 in)
    • Fuel capacity : 540 L (140 US gal) including reserve
    • Operational range : 110–195 km (68–121 mi)
    • Speed : 45.4 km/h (28.2 mph)

     

  • Vous voulez le voir en action ?

    Le seul char Tigre 1 en état de mobilité au monde - le modèle 131 du musée de Bovington

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